3D Print Lyon 2026 : notre bilan de la 12e édition
Le salon 3D Print Congress & Exhibition a fermé ses portes le 4 juin à Eurexpo Lyon. Trois jours d’innovations, 150 exposants, et des tendances qui confirment la mutation de la fabrication additive vers l’industrie lourde. Voici ce que nous avons retenu.

Une 12e édition qui s’installe dans le top 3 européen
Le 3D Print Lyon n’est plus un salon émergent. Sa douzième édition, tenue du 2 au 4 juin 2026 à l’Eurexpo de Lyon (Hall 7 principalement), réunissait plus de 150 exposants — un record pour l’événement et une confirmation de sa place dans le top 3 des salons européens dédiés à la fabrication additive.
La cible reste mixte : professionnels de l’industrie, bureaux d’études, PME en quête de solutions, mais aussi grand public et scolaires. Cette ouverture est délibérée : démocratiser l’impression 3D au-delà du cercle des initiés, sans dénaturer le positionnement B2B qui constitue le cœur de l’événement.
Parmi les entreprises présentes : EOS, HP, BigRep, Renishaw, AddUp, Bureau Veritas, eMotion Tech, Stratasys, Onshape (PTC), Atome3D, Creality et plusieurs dizaines d’acteurs du logiciel, des matériaux et du post-traitement. Le 3D Print reste le seul salon français entièrement dédié à l’impression 3D professionnelle.
Recyclage et outillage industriel : les deux fils conducteurs de 2026
Chaque édition du 3D Print affiche un fil conducteur. En 2026, deux thèmes se sont imposés avec une cohérence remarquable.
Premier axe : le recyclage des matériaux. La pression réglementaire européenne (taxonomie verte, CSRD) pousse les industriels à justifier leur bilan matière. Plusieurs exposants présentaient des filaments rPLA et rPETG certifiés, des solutions de broyage et recompoundage intégrées, et des procédés de recyclage en boucle fermée pour les poudres SLS. Ce n’est plus un argument marketing : c’est une réponse à des cahiers des charges réels.
Deuxième axe : l’outillage industriel. L’impression 3D pour la fabrication de gabarits, de montages d’usinage et de pièces de maintenance est devenue le cas d’usage le plus discuté en atelier. Bureau Veritas a d’ailleurs consacré sa conférence du 3 juin à ce sujet : certification des ateliers FA et qualification des pièces pour l’aéronautique. Un signal fort que la filière mûrit au-delà du prototypage.
Les technologies phares du salon
Trois familles technologiques concentraient l’attention des visiteurs professionnels.

L’impression métal, avec des acteurs comme EOS, Renishaw et AddUp, reste le segment à plus forte valeur. Les machines présentées ciblent les PME industrielles, avec des prix d’accès en recul et des démonstrations orientées pièces fonctionnelles certifiables.
Le frittage de polymère (SLS/MJF), représenté notamment par HP, confirme sa place dans la production de petites séries. La répétabilité et l’absence de supports sont des arguments décisifs face à l’injection plastique pour des volumes inférieurs à 500 pièces.
Le FDM haute performance (PEEK, PEKK, composites chargés) connaît une dynamique soutenue. Plusieurs machines présentées intègrent une IA embarquée pour la supervision de process et la détection de défauts en cours d’impression — une convergence de deux tendances que nous documentons depuis début 2026.
L’écosystème français en ordre de marche
La présence française était dense et organisée. Atome3D avait monté l’Atome3D City, un village thématique réunissant ses partenaires fournisseurs au cœur du Hall 7. Le format — plus proche d’un espace d’échange que d’un stand classique — a visiblement fonctionné : l’espace était animé en continu sur les trois jours.
eMotion Tech, AddUp et plusieurs startups issues de l’écosystème lyonnais et grenoblois confirmaient que la fabrication additive industrielle française a ses champions. Lyon est depuis plusieurs années le premier bassin industriel FA en France, et le 3D Print en est le catalyseur naturel.
Le scanner 3D à l’honneur
Parmi les lancements notables, Revopoint a présenté l’INSPIRE 2 en précommande pendant le salon. Ce scanner portable repositionne la marque sur le segment semi-professionnel, avec une précision annoncée de 0,02 mm et une vitesse de capture améliorée. Les premières démonstrations en live sur le stand ont généré une file d’attente continue.
Ce qui manquait
Un bilan honnête, c’est aussi nommer les absences. Bambu Lab et Creality étaient présents via des distributeurs partenaires, mais sans les grandes annonces machines que certains attendaient. Les nouveautés CoreXY annoncées pour le Q3 2026 n’étaient qu’en teasing.
Autre regret : la couverture des applications médicales était moins visible qu’en 2025. Les CHU et acteurs du point-of-care n’avaient pas de zone dédiée. Un silo à renforcer pour la 13e édition.
FAQ — 3D Print Lyon 2026
Quand a eu lieu le 3D Print Lyon 2026 ?
Du 2 au 4 juin 2026 à l’Eurexpo de Lyon, Hall 7 principalement.
Combien d’exposants étaient présents ?
Plus de 150 exposants professionnels, pour la douzième édition du salon.
Quelles technologies étaient les plus représentées ?
L’impression métal (LPBF/SLM), le frittage polymère (SLS/MJF) et le FDM haute performance avec IA embarquée.
Quel était le thème dominant du salon ?
Le recyclage des matériaux en fabrication additive et l’impression 3D pour l’outillage industriel.
Bambu Lab et Creality étaient-ils présents ?
Ces marques étaient présentes via des distributeurs partenaires, sans annonce machine majeure sur le salon.
Quand aura lieu la prochaine édition ?
La 13e édition du 3D Print Congress & Exhibition est prévue pour juin 2027 à Lyon.
Notre avis I3DEL
La douzième édition du 3D Print Lyon confirme une tendance que nous suivons depuis un an : la fabrication additive sort du laboratoire pour entrer dans l’atelier. Recyclage, certification, outillage, IA de supervision — ce sont des sujets d’ingénieur, pas de maker. C’est une bonne nouvelle pour la filière, même si cela déplace le centre de gravité du salon vers un public plus industriel.
Pour les passionnés et les makers, l’animation était là. Mais le vrai bilan se lira dans les commandes générées et les partenariats signés dans les mois qui suivent. Rendez-vous en 2027 pour une 13e édition qui devra, selon nous, intégrer davantage les applications médicales et la filière formation.
Sources : lesimprimantes3d.fr, bureauveritas.fr, 3dprint.com, equip-prod.com, réseaux sociaux des exposants


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